Lors d’un recrutement, certains employeurs cherchent à en savoir plus sur un candidat en contactant ses anciens employeurs, tuteurs ou collègues. C’est ce qu’on appelle la prise de référence. Une pratique courante… mais strictement encadrée par la loi.
Qu’est-ce que la prise de référence ?
La prise de référence consiste pour un recruteur à contacter des personnes ayant déjà travaillé avec toi afin d’obtenir des informations sur ton comportement, tes compétences ou ta manière de travailler. Cela peut être un ancien manager, un maître d’apprentissage, un tuteur de stage ou même un enseignant.
Est-ce légal ?
Oui, mais sous conditions très claires. En France, la prise de référence est encadrée par le Code du travail ainsi que par le RGPD (Règlement Général sur la Protection des Données).
Le point clé à retenir est simple : un recruteur n’a pas le droit de contacter tes références sans ton accord.
Les articles L1221-8 et L1221-9 du Code du travail précisent que les informations demandées à un candidat doivent avoir pour seul objectif d’évaluer ses aptitudes professionnelles, et qu’il doit être informé des méthodes utilisées pour le recrutement.
Concrètement, cela signifie que :
– le recruteur doit te prévenir qu’il souhaite effectuer une prise de référence
– il doit obtenir ton accord avant de contacter qui que ce soit
Sans ton consentement, la démarche est illégale.
Autre point important : les informations collectées doivent rester pertinentes et en lien direct avec le poste. Il est interdit de poser des questions sur ta vie privée, tes opinions ou tout élément discriminatoire.
En cas de non-respect, l’employeur s’expose à des sanctions, notamment liées au RGPD (atteinte à la vie privée, traitement illégal de données personnelles).
Comment bien préparer cette étape ?
La prise de référence n’est pas un piège. C’est une opportunité… si elle est bien anticipée.
Plutôt que de la subir, tu peux la contrôler. Le plus simple est de proposer toi-même des référents. Choisis des personnes qui te connaissent réellement dans un contexte professionnel ou scolaire et qui seront capables de parler concrètement de toi.
Un ancien tuteur, un maître d’apprentissage ou un enseignant sont souvent de très bons choix, surtout si tu débutes. L’objectif est d’avoir des personnes capables de témoigner de ton sérieux, de ton implication et de ta capacité à progresser.
Une fois tes référents choisis, ne les laisse pas dans le flou. Préviens-les qu’ils peuvent être contactés, explique-leur le poste que tu vises et rappelle-leur les missions que tu as réalisées avec eux. Cela permet d’avoir un discours cohérent et aligné avec ta candidature.
À retenir
- La prise de référence est autorisée, mais encadrée
- Le recruteur doit obligatoirement obtenir ton accord
- Les informations doivent être professionnelles et pertinentes
- Tu peux (et tu dois) préparer cette étape
Bien utilisée, la prise de référence peut clairement jouer en ta faveur.
C’est souvent à ce moment-là que tu confirmes, ou non, la bonne impression laissée en entretien.
